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Institut de Recherche en Sémiochimie et Ethologie Appliquées Language

L'équipe

Dominique SAFFRAY Chef de département

Dominique SAFFRAY

Ingénieur Agricole

Benjamin CRETON Ingénieur de Recherche

Benjamin CRETON

Master Pro Gestion, Contrôle et Conservation des Populations d'Insectes

Piotr BURSZTYKA Chargé de Recherche

Piotr BURSZTYKA

Master Pro Sciences de l'Insecte

Caroline CHAUVET Ingénieur de Recherche

Caroline CHAUVET

BTS Gestion et Protection de la Nature

Contacts


Courriel


Téléphone

+33 (0)4 90 75 57 07


Notre stratégie

La communication chimique joue un rôle majeur dans la vie des arthropodes (insectes et acariens notamment). Ces animaux émettent en effet des signaux chimiques qui se répartissent en 2 catégories fonctionnelles : les phéromones et les allélochimiques.

Les phéromones interviennent dans les relations entre individus de la même espèce. Elles jouent par exemple un rôle majeur dans la reconnaissance entre mâles et femelles lors de la période de reproduction chez les papillons. La première phéromone identifiée, par Butenandt en 1959, est le bombycol, la phéromone sexuelle du Bombyx du murier (Bombyx mori). C'est à cette occasion que fut crée par Karlson et Lüsher le terme phéromone.

Les allélochimiques (allomones et kairomones) représentent un moyen de communication entre individus d'espèces différentes.

  • Les allomones sont des substances chimiques qui procurent un avantage aux animaux qui les produisent. Une allomone tout à fait remarquable est utilisée par le coléoptère staphylin Pella laticolis, qui présente un comportement de prédation particulier vis à vis des fourmis de l'espèce Lasius fuliginosus. Lorsqu'une fourmi est en vue, le staphyllin s'avance et présente ses glandes sécrétrices. Celles-ci dégagent une substance qui inhibe la combativité de la fourmi. Le staphylin profite de ce temps d'hésitation pour sauter sur sa proie et la tuer.
  • Les kairomones sont des substances chimiques qui offrent un avantage aux individus qui les interceptent. De nombreux parasites, tels que les tiques, ont recours aux kairomones pour repérer leur hôte. La femelle tique, installée sur les branches de buissons ou à l'extrémité de hautes herbes, attend qu'un mammifère passe. Dès qu'elle percoit l'acide butyrique qui émane des glandes sébacées de la peau des mammifères, elle se laisse choir sur son futur hôte, se déplace jusqu'à l'épiderme, qu'elle perfore, puis y enfouit sa tête et se gorge de sang chaud.

Les sémiochimiques (phéromones, allomones et kairomones) sont ainsi essentiels à un grand nombre d'arthropodes pour communiquer au cours de la reproduction, du repérage et de la capture des proies ou de la détection de l'hôte. L'IRSEA développe des analogues de sémiochimiques permettant de brouiller cette communication, afin de lutter contre les parasites ou les animaux dits "nuisibles". Cette stratégie permet de s'affranchir de la toxicité des produits chimiques habituellement utilisés à cette fin et apporte, selon les besoins, des solutions préventives ou curatives.


Les espèces étudiées

Les insectes et les acariens qui font l'objet de recherches sont élevés au laboratoire, en conditions contrôlées.


Pou rouge des volailles (Dermanyssus gallinae)

Un analogue synthétique (DDRA) d'une allomone de canard, répulsive pour le pou rouge, permet de lutter contre les infestations de Dermanyssus gallinae dans les élevages avicoles. Ce produit est commercialisé par Vétopharma sous le nom de Wakumo®.

Dermanyssus gallinae



Pou rouge de la volaille

Dermanyssus gallinae
(Acari : Dermanyssidae, De Geer 1778)





Puce du chat (Ctenocephalides felis)

Nos recherches sur cet insecte visent à isoler, identifier et reproduire synthétiquement un allélochimique permettant de lutter contre les infestations de puces chez le chat ou le chien.

Ctenocephalides felis Larve de Ctenocephalides felis
Puce du chat, Ctenocephalides felis
(Siphonaptère : Pulicidae, Bouché 1835)
Larve de Ctenocephalides felis


Stades de développement


Mouche domestique (Musca domestica)

Mouche animée

La pullulation des mouches domestiques dans les élevages agricoles est une source de nuisance pour l'éleveur, les animaux d'élevage et pour le voisinage. Nous avons lancé un programme de recherche destiné à identifier un allélochimique permettant de diminuer notablement la population de mouches dans les élevages. Nous pourrons ainsi proposer aux éleveurs une solution à la fois efficace et sans risque de toxicité.

Musca domestica Antenne Musca domestica
Mouche domestique, Musca domestica
(Diptère : Muscidae, Linné 1758)
Antenne et arista de Musca domestica


Enceinte expérimentale Cages expérimentales
Enceinte expérimentale
pour les épreuves de choix
Cages en moustiquaire
pour l'élevage de mouches


Les produits commercialisés

Wakumo

Wakumo®

Commercialisé par Véto-Pharma

A base de DDRA (Duck Dermanyssus Repulsive Allomone)

Indication :
Traitement des infestations de poux rouges (Dermanyssus gallinae).

Wakumo® fait l'objet de brevets en cours d'homologation, publiés sous les numéros EP153,840, US2005-0137119 et quelques équivalents étrangers.

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